Anon je t’aime.
Aujourd’hui un double article, au sujet de la crise actuelle symptômisée et causée par la fermeture de Megaupload et l’arrestation de son big boss. Premièrement, un lien vers la vidéo du l’opération Black Out d’Anonymous sous titrée en français. Et faites tourner. Ensuite, un article écrit par un Anon très bien tourné.
Ce sont des choses importantes qui se passent, dont dépendent nos libertés à court et long terme. Agissons. Anon, c’est nous.
http://www.nokenny.com/original-anonymous-operation-blackout-megaupload.html
« De toutes façons, on en revient aux mêmes réflexions que lors de la bataille Hadopi.
C’est une histoire de fric. Du fric facile engendré par un désormais très vieux principe qu’on appelle le droit d’auteur. Le principe même a maintenant plusieurs siècles et état sans doute très bien et très utile à une certaine époque, mais le progrès est là, et ce qui était bien hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Hier, la diffusion d’œuvres musicales et cinématographiques était basée sur un support matériel qui tend à disparaitre grâce aux progrès de l’informatique.
Alors oui, ce genre de genre de progrès a toujours pour conséquence la disparition de secteurs de métiers obsolètes. Avec la diffusion de films, ceux qui ont le plus souffert sont sans doute les vidéoclubs. C’est dommage, mais c’est comme ça. Regardez il y a un siècle, quand l’automobile a pris son essor. Les maréchaux-ferrants ont disparu. Le besoin n’était plus au cheval, mais à la construction et à l’entretien mécanique. Imaginez qu’un lobby de maréchaux-ferrants se soit levé pour diaboliser le moteur à explosion : nous n’aurions peut-être pas accès aux voitures aujourd’hui, à cause d’une poignée d’hommes dont la fortune serait basée sur le cheval.
Mais non, la voiture est un formidable progrès, mais également maintenu par un business rentable : le pétrole. Aujourd’hui vient le besoin de trouver de nouvelles énergies, mais les lobbies du pétrole font tout pour freiner la recherche de nouveaux moteurs, car ils ont trop à perdre, tout comme les ayant-droits freinent au maximum l’essor d’internet. Tout ça pour grappiller du fric autant que possible, et au diable le progrès.
Imaginez que dans 20 ans, on maîtrise une technologie de téléportation, rendant obsolète le secteur du transport (à tous les niveaux). Il est évident que bien des industriels se soulèveront contre cette technologique, alors qu’elle apporterait un formidable progrès. Tout ça pour conserver des rentrées de fric au détriment du confort de tous.
Nous avons développé un formidable réseau qu’est Internet, permettant un partage mondial d’informations et de connaissances. Internet est sans conteste le plus grand progrès humain de ces quarante dernières années. Mais non, au nom du fric engendré par le principe du droit d’auteur, bien des nantis font tout pour diaboliser Internet, faire culpabiliser la population en l’accusant de voleuse (on ne vole pas un bien immatériel, c’est une économie d’abondance) au lieu de se remettre en question. Le principe du droit d’auteur ne vaut plus rien.
Trouvez-vous normal que le petit-fils d’Elvis Presley roule sur l’or juste parce qu’il touche de l’argent fruit du travail et des créations de son grand-père mort depuis longtemps ? Alors que lui n’a jamais travaillé ? (ceci est un exemple schématique) Et alors que vous, qui allez travailler dur et ser sang et eau toute une vie, ne gagnerez pas le dixième de ce qui leur tombe dans les mains comme par magie ? Non, hein ? Le principe du droit d’auteur n’est plus en phase avec la technologie de partage de données et de connaissance que nous avons, il faut tout remettre à zéro et penser à de nouveaux concepts : payer pour l’accès à une information plutôt que l’information elle-même, qui est intrinsèquement copiable à l’infini et n’a aucune valeur individuelle.
De plus, la notion de piratage existera toujours, il y aura toujours des œuvres piratées, mais n’avez-vous pas remarqué que les œuvres de qualité sont énormément piratées, mais que de l’autre côté, c’est qu’elle sont aussi le plus vendues ? Microsoft préfère savoir que 25% des Windows dans le monde sont piratés, et se garantir un succès mondial de ses logiciels, et il sait qu’il restera longtemps le leader des ventes d’OS. Il sait qu’il préfère brider 50% des fonctions d’un Windows piraté, mais permettre son usage, plutôt que de faire la chasse. L’adolescent qui utilise un Word piraté l’achètera d’une façon ou d’une autre quand il sera adulte et dans le monde du travail. S’il n’avait pas pu utiliser son Word adolescent, il aurait choisi un autre logiciel et Microsoft y perdait une vente.
Pour le cinéma : prenez des films comme Intouchables. Énormément piratés et pourtant le record absolu des entrées de cinéma en France. Et quand le DVD sortira, des millions d’exemplaires vont se vendre, car l’œuvre est populaire. Et je peux citer des centaines d’autres exemple pour le cinéma.
Pour conclure : la base même du problème est le concept du droit d’auteur. Tant qu’il ne sera pas supprimé au profit d’un autre système de rémunération adapté à L’internet, on ne s’en sortira pas et la guerre ne s’arrêtera jamais. »
Anonyme – Le 20/01/12
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