( 20 janvier, 2012 )

Anon je t’aime.

Aujourd’hui un double article, au sujet de la crise actuelle symptômisée et causée par la fermeture de Megaupload et l’arrestation de son big boss. Premièrement, un lien vers la vidéo du l’opération Black Out d’Anonymous sous titrée en français. Et faites tourner. Ensuite, un article écrit par un Anon très bien tourné.

Ce sont des choses importantes qui se passent, dont dépendent nos libertés à court et long terme. Agissons. Anon, c’est nous.

 

http://www.nokenny.com/original-anonymous-operation-blackout-megaupload.html

 

« De toutes façons, on en revient aux mêmes réflexions que lors de la bataille Hadopi.

C’est une histoire de fric. Du fric facile engendré par un désormais très vieux principe qu’on appelle le droit d’auteur. Le principe même a maintenant plusieurs siècles et état sans doute très bien et très utile à une certaine époque, mais le progrès est là, et ce qui était bien hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Hier, la diffusion d’œuvres musicales et cinématographiques était basée sur un support matériel qui tend à disparaitre grâce aux progrès de l’informatique.

Alors oui, ce genre de genre de progrès a toujours pour conséquence la disparition de secteurs de métiers obsolètes. Avec la diffusion de films, ceux qui ont le plus souffert sont sans doute les vidéoclubs. C’est dommage, mais c’est comme ça. Regardez il y a un siècle, quand l’automobile a pris son essor. Les maréchaux-ferrants ont disparu. Le besoin n’était plus au cheval, mais à la construction et à l’entretien mécanique. Imaginez qu’un lobby de maréchaux-ferrants se soit levé pour diaboliser le moteur à explosion : nous n’aurions peut-être pas accès aux voitures aujourd’hui, à cause d’une poignée d’hommes dont la fortune serait basée sur le cheval.

Mais non, la voiture est un formidable progrès, mais également maintenu par un business rentable : le pétrole. Aujourd’hui vient le besoin de trouver de nouvelles énergies, mais les lobbies du pétrole font tout pour freiner la recherche de nouveaux moteurs, car ils ont trop à perdre, tout comme les ayant-droits freinent au maximum l’essor d’internet. Tout ça pour grappiller du fric autant que possible, et au diable le progrès.

Imaginez que dans 20 ans, on maîtrise une technologie de téléportation, rendant obsolète le secteur du transport (à tous les niveaux). Il est évident que bien des industriels se soulèveront contre cette technologique, alors qu’elle apporterait un formidable progrès. Tout ça pour conserver des rentrées de fric au détriment du confort de tous.

Nous avons développé un formidable réseau qu’est Internet, permettant un partage mondial d’informations et de connaissances. Internet est sans conteste le plus grand progrès humain de ces quarante dernières années. Mais non, au nom du fric engendré par le principe du droit d’auteur, bien des nantis font tout pour diaboliser Internet, faire culpabiliser la population en l’accusant de voleuse (on ne vole pas un bien immatériel, c’est une économie d’abondance) au lieu de se remettre en question. Le principe du droit d’auteur ne vaut plus rien.

Trouvez-vous normal que le petit-fils d’Elvis Presley roule sur l’or juste parce qu’il touche de l’argent fruit du travail et des créations de son grand-père mort depuis longtemps ? Alors que lui n’a jamais travaillé ? (ceci est un exemple schématique) Et alors que vous, qui allez travailler dur et ser sang et eau toute une vie, ne gagnerez pas le dixième de ce qui leur tombe dans les mains comme par magie ? Non, hein ? Le principe du droit d’auteur n’est plus en phase avec la technologie de partage de données et de connaissance que nous avons, il faut tout remettre à zéro et penser à de nouveaux concepts : payer pour l’accès à une information plutôt que l’information elle-même, qui est intrinsèquement copiable à l’infini et n’a aucune valeur individuelle.

De plus, la notion de piratage existera toujours, il y aura toujours des œuvres piratées, mais n’avez-vous pas remarqué que les œuvres de qualité sont énormément piratées, mais que de l’autre côté, c’est qu’elle sont aussi le plus vendues ? Microsoft préfère savoir que 25% des Windows dans le monde sont piratés, et se garantir un succès mondial de ses logiciels, et il sait qu’il restera longtemps le leader des ventes d’OS. Il sait qu’il préfère brider 50% des fonctions d’un Windows piraté, mais permettre son usage, plutôt que de faire la chasse. L’adolescent qui utilise un Word piraté l’achètera d’une façon ou d’une autre quand il sera adulte et dans le monde du travail. S’il n’avait pas pu utiliser son Word adolescent, il aurait choisi un autre logiciel et Microsoft y perdait une vente.

Pour le cinéma : prenez des films comme Intouchables. Énormément piratés et pourtant le record absolu des entrées de cinéma en France. Et quand le DVD sortira, des millions d’exemplaires vont se vendre, car l’œuvre est populaire. Et je peux citer des centaines d’autres exemple pour le cinéma.

Pour conclure : la base même du problème est le concept du droit d’auteur. Tant qu’il ne sera pas supprimé au profit d’un autre système de rémunération adapté à L’internet, on ne s’en sortira pas et la guerre ne s’arrêtera jamais. »

Anonyme – Le 20/01/12

 

 

 

 

 

« We are Anonymous. We are legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us. »

( 2 décembre, 2011 )

If I was your vampire…

La voiture dévalait la colline, à toute allure, ses haut-parleurs crachant les accords violents et les distorsions d’une musique débridée…
La vie inconnue suivait, le vert pays se déroulait devant eux…

 

 

Les vies se croisent, se tissent, se défont, les noeuds se distendent, mais tous les points de cette grande tapisserie sont connectés les uns aux autres, plus ou moins directement.

 

 

 

Sautant en route, son pied resta accroché à quelque lien, qui l’enserra bien vite tout entier le retenant, et le ramenant à bord. Au fond, il le savait: soit il coupait cette corde, et sa jambe avec, soit il embarquait pour une croisière qui verrai sa longue agonie.

 

 

 

Les larmes coulent, indéfiniment… Cette douleur sans cesse renouvelée, continuellement recherchée, les amènerai à leur fin tout deux.

 

 

 

« Ne pleure pas, ne me pleure pas: je ne meurs pas, je renaitrai. Tu t’imagines vivre avec ses fantômes ? On a tous besoin d’un exorcisme de temps en temps honey. »

 

 

 

L’arrachement brutal à la matrice créatrice, à la source de vie, au doux foyer qui l’avait fait naître, provoqua en lui une douleur inimaginable. Mais il dût en sus couper lui même son cordon, pour affronter ce monde qui attendait alors qu’il pousse son premier cri. « Exhale ! Exhale to survive, son ! Be true to yourself, live right, but first EXHALE ! SCREAM ! »
C’est sur un vagissement de nourrisson que j’ai pris la douleur du monde en moi.

Les vies se rencontrent, se séparent, se reconstruisent, se ressourcent ailleurs. Mais elles oublient ce qui leur permet de s’approcher des autres fils: la solitude. Cette solitude honnie mille fois, bénie pour qui en comprend la leçon…

Le Destin arrange son métier selon son envie, entrecroisant chaque fil comme bon lui semble, les éloignant de nouveau, jouant avec les existences. Mais l’avenir est un long passé comme dit la plume des rues, et le meurtrier revient toujours sur les lieux de son crime. Ainsi en va-t-il de même pour ce destin coquin aux yeux rieurs.

Ne pleure pas, Merlin: Viviane t’a tout pris, mais t’a laissé son amour perverti.
Voilà ce que moi je te dis, Merlin: barre toi, et aime.

Le métal hurlé les pousse à l’envie, ils sont immortels et une vie d’amour les attend. Facétieux, une hirondelle ne faisant pas le printemps, l’amour se décida à abandonner l’humanité quelques temps.

Une longue boucle devant eux, ils dirent adieu aux doux fruits de l’année passée. L’arbre de vie pleurait, mais savait ce qui les attendait l’un et l’autre. La souffrance mène au bonheur, au fond.

 

 

If I was your vampire... dans Personnel 6077794529763_penitence

 

Compte-rendu d’une transe, à venir.

( 30 juin, 2011 )

High Hopes, Pink Floyd…


French Translation

Par delà les horizons des endroits où nous vivions
Quand nous étions jeunes
Dans un monde magnétique et miraculeux
Nos pensées s’égaraient constamment et sans limites
Le tintement de la cloche de la division avait commencé

En direction de la grande route et au pied de la Chaussée des Géants

Est-ce qu’ils se rencontrent toujours là près de la Faille

Il y avait une bande déchiquetée qui se déroulait derrière nos pas
Fuyant avant que le temps efface tous nos rêves
Délaissant la myriade de petites créatures essayant de nous ligoter au sol
Pour une vie de lente décadence

L’herbe était plus verte
La lumière était plus éclatante
Entourés d’amis
Les nuits des miracles

Regardant par delà les braises des ponts rougissants derrière nous,
Pour voir comme c’était vert de l’autre côté
Des pas en avant mais de nouveau des pas de somnambule à reculons
Trainés par la force d’une marée intérieure

A une plus haute altitude, drapeaux déployés
Nous atteignons les hauteurs vertigineuses de ce monde rêvé

Eternellement écrasés par le désir et l’ambition
Il reste encore une faim inassouvie
Nos yeux fatigués, perdus dans l’horizon
Repensant à tout ce chemin que nous avons parcouru

L’herbe était plus verte
La lumière était plus éclatante
Les saveurs étaient plus douces
Les nuits d’émerveillements
Entourés d’amis
La brume du matin rougeoillante
L’eau s’écoulant
De la rivière sans fin

Pour toujours et à jamais

 

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( 25 mars, 2011 )

Ruisseau de vers, tant qu’à faire forger !

Deux trois mots dans l’eau, quat’ cinq symphonies

 

 

J’voulais parler d’amour, mais les paroles s’envolent

Alors j’ai voulu écrire, après tout les écrits restent !

Manque de pot c’est l’amour qui se barre,

Ouais c’est pas drôle mais c’est moi qui raconte !

 

 

Alors j’ai voulu parler de filles, surtout d’une fille;

Elle a même pas deux ans et déjà je prédis:

Cette gamine est le plus joli cœur que je verrai jamais !

Gaffe à tes mains ça mord, c’est sauvage une boule d’amour !

 

Ya déjà un gros mec qu’elle a chaviré,

Et je crois pas qu’elle va s’y arrêter,

Mais assez parlé d’elle, maintenant,

Et pourquoi pas, parlons de la lune !

 

 

Regarde la, cette lune, comme elle nous sourit !

Les jeux sont faits, rien n’va plus !

L’exaltation du jeu, grosse crêpe pâle…

Ce soir rien ne changera jamais, par pure envie

 

 

Pense au bûcheron, té ! Abattre des arbres c’est du boulot !

Think about the reaper, what a mess in his heart !

Ich denke über die Katze, und das Telefon klingelt…
Un sens dans ce bord… Babel ?

 

 

Une vaste blague, un truc démentiel !

Une immense plaisanterie, au prix du baril

Moi j’m'en fous, j’ai trouvé ma fleur de vie,

Elle frise au lit et a les yeux bruns, et je l’aime.

 

Ruisseau de vers, tant qu'à faire forger ! dans Personnel PeintureKatzaroff_EnricoPinto

( 7 février, 2011 )

Coppola et le piratage

Dans un long entretien au site américain The 99 Percent, l’un des réalisateurs cultes d’Hollywood met les pieds dans le plat en s’interrogeant sur le piratage des oeuvres culturelles : « Nous devons nous rappeler que cela fait seulement une petite centaine d’années que les artistes travaillent en gagnant de l’argent. Les artistes n’ont jamais eu d’argent. Ils avaient des mécènes […] ou avaient un travail. J’ai un autre travail. Je fais des films. Personne ne me dit quoi faire. Mais je gagne de l’argent dans l’industrie du vin. Tu as un autre travail et tu te lèves à 5 heures du matin pour travailler sur ton script ».

« Qui a dit que l’art devait couter quelque chose ? »

En continuant son explication, il n’épargne pas les superstars du rock, dont Metallica qui a été pendant très longtemps réticent à voir ses oeuvres circuler sur Internet. « Le fait que Metallica ou qu’un autre chanteur de rock soit riche n’arrivera plus nécessairement. Parce que nous entrons dans une nouvelle époque, peut-être que l’art sera gratuit. Peut-être que les étudiants ont raison de télécharger de la musique et des films. Je vais me faire allumer en disant cela, mais qui a dit que l’art devait couter quelque chose ? Et donc que les artistes devaient en tirer de l’argent ?»

L’enregistrement des oeuvres et leurs royalties sont pour le réalisateur le coeur du débat : « Il y a 200 ans, quand vous étiez compositeur, la seule façon d’en gagner sa vie était de voyager avec l’orchestre et d’en être le chef, car vous étiez payé comme musicien. Il n’y avait pas d’enregistrement, il n’y avait pas de royalties. Essayons donc de séparer le fait de faire du cinéma de celui d’en vivre et de gagner de l’argent. Parce qu’il y a d’autres moyens ».

Évidemment, les propos de Coppola risquent de faire bondir les majors du divertissement, mais aussi certains jeunes artistes qui galèrent pour faire connaitre leur travail et en vivre. Il est certainement bien plus facile de tenir ce discours dans la position de Coppola, fortune faite et réputation établie. Toutefois, on notera qu’il est justement rare pour un artiste de cet acabit de se placer du côté du piratage.

 

(Article tiré du site info-du-net )

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